Où en sommes-nous ?
Après les évolutions technologiques des réseaux, lesquels se sont emparé de nos esprits terre-à-terre et immuables, pour les confondre dans des espaces informatiques saturés d’échanges, de mails et d’informations diverses, enfin de tout le bla-bla du monde, nous sommes désormais confrontés à l’avènement le plus important qui pouvait nous arriver : celui de l’intelligence artificielle.
Alors que la plupart d’entre nous avaient déjà « ramé » pas mal pour faire des efforts en bidouillant sur des ordinateurs ou sur d’autres petits bidules à boutons, au cours d’apprentissages laborieux et en faisant preuve d’adaptations surprenantes pour communiquer, avec des habitudes proches de l’addiction, voilà que l’on vient titiller nos esprits avec un nouveau défi. Et celui-ci est de taille car les conséquences universelles de ses applications devraient avoir un impact sérieux, à même de modifier nos comportements, nos sociétés et nos modes de vie.
On en mesure déjà de surprenants témoignages, il suffit pour cela d’écouter les plus téméraires d’entre nous, de ceux qui s’amusent comme des fous avec Chat. G.P.T, au quotidien, pour avoir des réponses immédiates aux questions posées, des plus sérieuses aux plus farfelues de leurs curiosités d’enthousiastes débridés. Alors que ces utilisations se font inquiétantes pour certains, pour lesquels cela reviendrais à soumettre notre intelligence personnelle au pouvoir immense d’une machine qui dispose d’une mémoire extraordinaire, de toutes les connaissances et capable de réponses instantanées. Cela avec une forme de courtoisie qui laisse son bidouilleur moyen tout bébête de sourires, béat de surprise et sans voix. Un peu abasourdi par cette confrontation qui donne la mesure de nos limites de petits bonshommes mais qui pourrait avoir un impact positif pour de nombreuses applications tout en étant critiquable pour d’autres. On pourrait quand même imaginer la meilleure façon d’utiliser un tel système.
D’abord, en postulat, on doit admettre que quelle que soit l’intelligence exposée, qu’elle soit humaine ou artificielle, il faut toujours essayer d’avoir l’intelligence de l’intelligence. Ce qui veut dire, qu’à notre propre échelle, même les esprits les plus intelligents d’entre nous ont parfois des comportements étonnants, voire stupides, qui font l’histoire en fonction de leurs convictions, de leurs faiblesses ou de leurs bêtises de fanatiques dérangés.
Alors soyons avisés car à l’aide d’un bon logiciel ou avec une intelligence saine et naturelle on devrait pouvoir maîtriser l’intelligence artificielle pour en faire un outil extraordinaire d’évolution.
Ceci-dit, à quoi pourrait bien ressembler nos sociétés dans quelques décennies.
La vision la plus immédiate qui vient à l’esprit pourrait ressembler à la scène d’un film connu : celui de la Guerre des Etoiles. Ainsi, en parcourant la Grande Rue de Belley, dans les années 2050, les rencontres pourraient être étonnantes, là où de nombreux robots aux allures humaines seraient en vadrouille, à vaquer à leurs occupations d’achats, de rencontres et de bavardages.
C’est là que l’on pourrais découvrir une superbe représentation féminine robotisée, admirablement accoutrée et superbement constituée de traits, de chevelure, de sourires et de comportement.
Sa voix douce pourrait agrémenter son élocution pour tout nous raconter de ses activités, avec une passion communicative.
Elle cohabiterait avec un Robodoc, médecin d’origine chinoise et ses activités diverses en feraient, parfois, une journaliste émérite pour une éventuelle parution locale.
Elle connaîtrait tout du Bugey et se nourrirait d’une électricité verte de la C.N.R qui semblerait satisfaire la gourmandise écologique de ses batteries.
On l’écouterait avec une admiration rêveuse, puis on s’éloignerait.
Je raconte cette histoire à mon ami Marcel qui à les réactions suivantes :
– « L’intelligence artificielle, je m’en méfie un peu car de tous temps l’intelligence a été confrontée à l’imbécilité. Alors, par soucis d’équilibre, il faudrait qu’ils nous créent une bonne -Connerie Artificielle- pour contrer les effets négatifs de cette intelligence, ce qui permettrait aux humains de conserver leur libre arbitre : avec la raison et surtout avec le bon sens naturel qui leur appartient. »
Merci Marcel.
Paul Gamberini